La France compte 18 000 km de côtes : 5 500 km en métropole et plus de 12 500 km en outre-mer. Ces territoires littoraux sont en première ligne face aux grands défis environnementaux : érosion du littoral, submersions marines, pollution plastique, montée du niveau de la mer, relocalisation d’habitations et tensions foncières ou sociales.
Les chiffres sont parlants : d’ici 2050, plus de 5 000 logements et 3 000 locaux d’activités pourraient disparaître, et jusqu’à 450 000 logements seraient menacés à l’horizon 2100 si aucune action n’est entreprise.
Depuis plusieurs années, l’ANEL (Association Nationale des Élus du Littoral) alerte sur l’urgence de mettre en place un fonds national de solidarité pour financer l’adaptation au changement climatique, sans alourdir les dépenses publiques. pour faire face au mur d’investissement nécessaire pour l’adaptation au changement climatique.
C’est dans ce cadre posé en début de congrès qu’ont eu lieu les échanges autour d’ateliers et tables rondes permettant aux élus locaux d’échanger leurs expériences, de renforcer leurs réseaux d’expertise et découvrir les réalités vécues par leurs collègues ultramarins (Mayotte, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, la Martinique, la Guadeloupe et, plus récemment, la Polynésie française).
Parmi les intervenants et expériences mises en valeur, l’équipe de Coral Gardeners a présenté ses actions en Polynésie, comme son programme original d’« adoption de coraux », qui permet de restaurer progressivement les récifs.
Les échanges ont permis de dégager plusieurs grandes orientations :
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adopter une vision globale et écosystémique de la gestion des littoraux,
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s’appuyer davantage sur la science et les données pour anticiper et agir efficacement,
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adapter la loi du Littoral et tenir compte des spécificités de chaque territoire,
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avancer vers la création d’un fonds dédié à l’adaptation climatique ;
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et enfin, donner toute leur place aux élus locaux, acteurs de terrain incontournables en faisant leur faisant confiance.
Pour les territoires ultramarins, et en particulier Mayotte et la Polynésie française, l’ANEL a souligné l’importance de mieux documenter leurs réalités pour enrichir la compréhension globale des enjeux littoraux.
Conclusion
Le congrès a confirmé l’enjeu d’agir collectivement pour protéger nos littoraux. Les défis sont immenses, mais ils peuvent être relevés à condition d’associer science, solidarité nationale et engagement local. La diversité des territoires littoraux français, en métropole comme outre-mer, doit être considérée comme une richesse et une force pour construire des solutions adaptées et durables.